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Le défenseur publie un rapport appelant à une plus grande responsabilisation en matière d’éducation inclusive

il y a 4 heures
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Le défenseur du Nouveau-Brunswick, Kelly Lamrock, publie un nouveau rapport intitulé Avant de blâmer l’inclusion scolaire… La responsabilisation, l’égalité des chances et l’avenir de l’éducation inclusive au Nouveau-Brunswick. Il demande au gouvernement de remédier aux défaillances persistantes en matière d’intervention précoce, d’exclusion scolaire et d’accès à l’immersion française précoce avant de modifier la définition de l’éducation inclusive.


Le rapport remet en question l’idée selon laquelle l’inclusion serait responsable de la baisse des résultats scolaires. Le Nouveau-Brunswick a réalisé des progrès importants en littératie alors que l’éducation inclusive était déjà en place. Le défenseur soutient que ce sont plutôt les enfants et le personnel enseignant qui subissent les conséquences des retards dans l’accès aux services et du manque de responsabilisation.


Le rapport cerne trois priorités urgentes :


  • Intervenir plus tôt : Dans les dossiers examinés par le Bureau, des facteurs de risque importants étaient généralement présents dès l’âge de sept ans, mais les services coordonnés n’étaient mis en place qu’après l’âge de douze ans, en moyenne.

  • Renforcer la responsabilisation en matière d’exclusion : Les journées scolaires partielles et les salles d’isolement continuent d’être utilisées sans fondement juridique clair ni surveillance adéquate, malgré les appels à la réforme précédents.

  • Assurer l’égalité des chances en matière de bilinguisme : Selon le rapport du vérificateur général de 2018, seulement 7 % des élèves ayant un plan d’apprentissage personnalisé étaient inscrits en immersion française. En 2024, seulement 67 des 131 écoles anglophones accueillant des élèves de première année offraient l’immersion française précoce.


« Lorsqu’un enfant a besoin d’aide à sept ans et qu’il ne reçoit pas de services coordonnés avant l’âge de douze ans, ce n’est pas un échec de l’inclusion. Lorsqu’une école renvoie un enfant à la maison au lieu de l’aider, ce n’est pas un échec de l’inclusion. Lorsque les gouvernements adoptent des politiques qui concentrent les enfants les plus vulnérables et les cas les plus complexes dans des salles de classe surchargées, ce n’est pas un échec de l’inclusion. Le gouvernement doit corriger ces défaillances avant de demander aux enfants vulnérables de défendre leur place dans nos salles de classe », a déclaré M. Lamrock.

Le rapport recommande de suspendre toute révision visant à redéfinir l’inclusion ou le milieu d’apprentissage commun jusqu’à ce que le gouvernement prenne des mesures concrètes, appuyées par la législation. Il préconise un accès plus rapide aux services intégrés, des mesures exécutoires pour mettre fin aux journées scolaires partielles, à la contention et à l’isolement, ainsi qu’un accès équitable à l’immersion française dès la première année, accompagné des soutiens nécessaires. Il demande également qu’un plan crédible et chiffré portant sur quatre mesures visant l’égalité d’accès à l’immersion française précoce soit déposé à l’Assemblée législative d’ici le 31 décembre 2027.





Personne-ressource pour les médias :

Justine Estey, directrice des communications et du plaidoyer politique, justine.estey@gnb.ca

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