Le défenseur publie le rapport L’achat d’un billet qui porte sur les moyens d’optimiser, d’accélérer et d’humaniser davantage les services publics
Le défenseur du Nouveau-Brunswick, Kelly Lamrock, publie un nouveau rapport intitulé L’achat d’un billet : ce que le secteur communautaire peut faire pour optimiser, accélérer et humaniser davantage nos services. Le rapport propose de redéfinir les liens entre le gouvernement et les organismes communautaires afin de mettre un accent plus prononcé sur les résultats pour les gens, l'intervention précoce et la réduction du fardeau administratif.
Le rapport s’appuie sur un processus de consultation provincial de huit mois mené par le Bureau du défenseur en collaboration avec Centraide. Il comprenait 6 consultations régionales, plus de 30 entrevues approfondies, 31 contributions en ligne et un comité consultatif de 12 membres chargés d’examiner la faisabilité des recommandations et de veiller à ce qu’elles reflètent les réalités du terrain.
« Depuis des années, le gouvernement centralise les ressources sans parvenir à obtenir des résultats. Il lui faut des années pour mettre en œuvre des mesures qui pourraient aider les gens plus tôt, puis il dépense des millions de dollars supplémentaires pour intervenir auprès de personnes en crise qui ont subi les conséquences de ces échecs. Ce rapport présente un plan visant à mettre les ressources entre les mains de ceux qui font réellement la différence : les organismes sans but lucratif et les communautés dont le succès se mesure à leur capacité d’aider les gens, et non à leur capacité de suivre des règles. »
Le titre du rapport fait allusion à l’histoire de deux jeunes de 19 ans qui vivaient dans une tente. Un logement et des soutiens les attendaient dans leur ville natale, mais ils n’avaient aucun moyen de se rendre à cet endroit. Comme les règles gouvernementales ne permettaient pas de payer le transport, un organisme sans but lucratif a utilisé ses propres fonds pour acheter deux billets d’autobus. Son dirigeant a expliqué : « Nous mettons l’accent sur les clients, et non sur les programmes. »
Le rapport offre des recommandations, notamment :
la création d’une unité des possibilités pour les organismes sans but lucratif afin de coordonner les partenariats avec le gouvernement, de simplifier le financement et l’approvisionnement, et de réduire les chevauchements;
la mise en place d’un financement prévisible et pluriannuel ainsi que d’une stratégie commune de main-d’œuvre pour permettre aux organismes de planifier, de retenir leur personnel et de se concentrer sur les services;
le passage de rapports axés sur les activités à une responsabilisation axée sur les résultats, définis et mesurés conjointement par le gouvernement et les organismes communautaires;
le recours à des outils comme les contrats d’entrepreneuriat social et d’autres modèles de financement axés sur les résultats pour investir plus tôt dans la prévention et appuyer les approches qui donnent des résultats mesurables.
Dans le rapport, on soutient que les organismes communautaires devraient être reconnus comme des coprestataires essentiels de services publics. Le gouvernement devrait fixer des objectifs clairs et assurer une répartition équitable des ressources, tout en accordant aux partenaires communautaires une plus grande souplesse pour répondre aux besoins locaux.
Personne-ressource pour les médias :
Justine Estey, Directrice des communications et du plaidoyer politique, justine.estey@gnb.ca



